11.04.2006
Un bon projet enterré : et après ?
Jeunes pour le CPE s'est créé le 24 janvier dernier, une semaine après l'annonce de Dominique de Villepin, Premier ministre, de la création du Contrat Première Embauche.
En tant que jeunes, nous avons vu dans ce projet, devenu un article de loi, la possibilité de mettre enfin un terme aux années de galères traversées par nos aînés pour atteindre leur premier CDI, 8 à 11 ans en moyenne après la fin de leurs études.
Pendant 3 mois, nous avons défendu ici cette mesure, qui nous semblait bonne pour lutter contre le chômage des jeunes et la spirale infernale des stages, CDD et périodes d’intérim, synonymes de précarité et d’incertitudes. En effet, il nous semble indispensable, aujourd'hui, de trouver des solutions rapides et fiables, qui puissent être supportables pour les entreprises, et de fait créatrices d'emplois.
Semaine après semaine, nous avons développé ici nos arguments en faveur du CPE, comparant ce projet aux contrats déjà existants ou ayant existé (CDD, emplois jeunes) ou le confrontant aux contrats en vigueur dans l’Europe des 25.
Ce site, qui se voulait pédagogue et militant, avait pour but de vous informer, et de vous offrir un espace de débat. Au terme de ces trois mois intenses, nous avons appris hier, comme vous tous, le remplacement du CPE par un autre dispositif, qui réduit le public y ayant accès.
Jeunes pour le CPE ne se satisfait pas d'un contrat mi-figue mi-raisin, qui rejoint la multiplicité des contrats aidés. Ce nouveau contrat, désormais directement dirigé vers les jeunes sans qualification, répondra en partie à la crise des banlieues du mois de novembre, espérons le suffisamment.
Simplement nous n’attendions pas une rustine de plus, mais une vraie politique volontariste pour l’emploi des jeunes alors forcément, depuis hier, nous avons la gueule de bois.
Nous maintenons que le Contrat Première Embauche était une bonne mesure. Nous pensons également qu'avec un peu plus de courage de la part des politiques, et notamment le soutien du parti de la majorité, nous aurions pu gagner cette bataille de l'emploi.
Dans cette histoire au mauvais goût de série B, les politiques auront encore perdu quelques plumes. En effet, un Premier ministre courageux, désireux de s’atteler de pied ferme au dossier très chaud du chômage et ce un an avant les élections, ça se salue et ça se soutient, au nom de l’intérêt général. Ca ne se dézingue pas. Encore, que l’opposition fasse de l’opposition, c’est de bonne guerre politique…
Mais se faire attaquer par son propre camp pour des histoires qui n’ont que peu de rapport avec les solutions à apporter au chômage, c’est proprement scandaleux. Si devoir d’inventaire il doit y avoir, l’UMP peut fermer pour un bon bout de temps… Il ne suffira pas d’un week-end pour panser les plaies.
Si un jour on pouvait penser à livrer le service trois pièces à nos élus en même temps que l’écharpe tricolore, alors la France serait réformable, et l’on pourrait s’attaquer sérieusement au problème du chômage.
D’ici là, nous continuerons à enchaîner stages, CDD, et périodes d’intérim, en espérant que ces années difficiles soient les moins longues possibles.
Plus que jamais, nous sommes pour le changement.
Merci pour votre soutien,
L’équipe de Jeunes pour le CPE
17:10 Publié dans Edito | Lien permanent | Commentaires (91) | Envoyer cette note



Commentaires
Le CPE est peut etre mort... mais pas nous!!!
Nous sommes jeunes, nous voulons une France du progrès, une France qui retrouve sa place économique et géopolitique, non?
Alors continuons à bouger, à proposer... le XXI eme siècle est celui de la communication... utilisons les outils à notre disposition pour faire avancer le débat. Trop rares ont été, pendant ces derniers mois, les occasions d'entendre des personnes vraiment concernées par le CPE.
Qui de ceux qui sont descendus dans la rue étaient des jeunes en galère depuis 6 mois et la fin de leurs études? Qui de ceux qui sont descendus dans la rue font des études pour entrer en entreprise? des gens avec un deug d'histoire, une maitrise de psycho? un doctorat de philo?
Il faut réformer... et ce genre de réformes qui fait mal, car rompt avec "les acquis sociaux"... il va bien falloir qu'elles passent un jour... mais pour ca il faut des politiques de droite comme de gauche qui aient les couilles de le faire, sans que ce ne soit la rue qui commande! La France bloquée pendant 3 mois? oui, why not, si cela est nécessaire... de toute façon quand on est au fond de la piscine il y a deux possibilités: on y reste ou on remonte...
Alors pro et anti CPE, prenons nous en mains, discutons, échangeons mais surtout réalisons la France de demain. La France à besoin de ses patrons, de ses cadres, de ses ouvriers...
A bon entendeur
Ecrit par : toitoine | 11.04.2006
lol ... allez, mangez et savourez votre défaite lol!
on a winné la bataille, stou...
Ecrit par : R0XX0R | 11.04.2006
Pff ! Et dire que le Premier Ministre a encore les tripes pour dire que la majorité est restée uni durant cette crise...
L'UMP ! La rupture ! Sarkozy ! Tout ça c'est du vent... Mais c'est du vent qu'il va falloir brasser !
En attendant aucune solution pour les jeunes, plus de CPE bref la précarité...
Merci, Monsieur le Premier Ministre d'avoir essayé de nous y sortir malgrés l'aide de votre entourage.
Ecrit par : Doug | 11.04.2006
Rox,
Apprends a parler français avant de la ramener...
Je ne crains pas trop pour mon avenir perso... car je connais mes compétences... mais je pense aussi à d'autres qui n'ont pas ma chance...
Je ne crois vraiment que qui que ce soit puisse se targuer d'avoir gagné... éventuellement un jeu... mais pas le match... car le match n'est jamais fini en politique...
a suivre...
Ecrit par : toitoine | 11.04.2006
Bravo à TOITOINE!! :"Je ne crains pas trop pour mon avenir perso... car je connais mes compétences... mais je pense aussi à d'autres qui n'ont pas ma chance..." BRAVO!! Tu n'auras jamais d'accident t'handicapant, tu seras toujours au top, apprécié par tous tes patrons, sans problèmes... BRAVO Irma! (Pardon, Toitoine). Tu es médium, je peux te rencontrer stp?... bien sûr si tu m'ouvres ta petite bulle de coton où tout est rose, tu apprendras que la vie n'est qu changement et qu'au cours d'une vie, tout peut basculer.. Sans doute, il y a 10 ans, PEUT-ETRE aurais-je été de ton avis (et de ton parti) mais là, il faudrait peut-être prendre conscience que la vie n'est pas rose en continu pour tous... même pour ceux qui ont de la chance (comme tu dis si bien), j'espère que ton bâteau ne chavirera jamais. . .
Ah l'économie!!! L'économie, l'économie, la réputation du pays, l'économie, le patronnat, le patronnat, l'économie, l'insécurité, l'insécurité, la grippe aviaire, l'insécurité, l'économie, la réputation, la grippe aviaire, l'économie, la bourse, l'ECONOMIE!, le patronnat, le patronnat (faut le sauver... (oui mais de quoi?)), l'économie, l'insécurité (oui moi au fin fond de l'Aubrac ou du Finistère, j'ai très peur d'une agression soudaine d'une vache, je l'avoue, les médias le disent alors c'est vrai PARTOUT ATTENTION!!!), l'économie, la grippe aviaire, l'économie, le patronnat... C'est bien... Mais le SIDA? les sans abri? les enfants battus? les problèmes d'hygiène? les problèmes scolaires? l'artisanat? le patrimoine? Je ne comprends rien.
Ca me fait rire : "Mince! On a pas eu les J.O... Zut!" là, bizarrement, on a les sous pour se présenter (imaginez, avec les J.o, la rallonge des dettes de la France...). On peut m'expliquer. Et tant qu'on y est: pourquoi moi, ministre, ai besoin d'un bureau de 70m² pour y être 1h par jour? Je ne comprends pas. Je ne comprends pas les jeunes pour le CPE ni pour l'UMP (attention, j'ai dit "je ne comprends pas" et non PAS "je méprise"), il faut m'expliquer. A la rigueur, je peux comprendre ceux qui votent sans comprendre ou pour suivre leurs parents et encore... Attention, je ne dis pas que le reste est mieux mais UMP, réagissez quand même, mince!! Il n'y en a que pour les gens favorisés et c'est aux plus démunis de faire des efforts pour éponger les dettes, mince! Ouvrez les yeux...
Voteriez-vous UMP si vous aviez une autre vie? Vous aimez la démagogie (ok présente chez tous les politiciens) extrême? Je pense qu'arrêter de regarder TF1, comme ça, juste pour un essai vous ferez douter... peut-être car il y a aussi des gens qui ne se fient qu'aux médias... Bref, conclusion: JE NE COMPRENDS PAS (le fait d'être "JEUNE UMP" me bluffe encore davantage d'ailleurs). Amicalement
Ecrit par : Plyne | 11.04.2006
"Amis" bloqueurs, syndicalistes, et anti-CPE, vous n'avez rien gagné, aussi ce triomphalisme exacerbé est largement déplacé et montre bien que n'importe quelle réforme aurait connu le même sort.
En effet, qui peut se réjouir de l'immobilisme ?
Qui peut se réjouir qu'au lieu de 2 ans puis 1 an -je le répète, une seule année- d'incertitude nous en restions à 8 à 11 ans ?
Nous avons l'honnêteté de dire que nous ne sommes pas satisfaits.
Comment pouvez-vous avoir la mauvaise foi ou l'irresponsabilité de faire du triomphalisme, quand c'est notre avenir qui est en jeu ?
Ecrit par : Jeunes pour le CPE | 11.04.2006
Plyne,
Avant de dire n'importe quoi, que sais tu de ma vie? As tu connu la maladie? le handicap? le regard des autres sur ton physique parce que tu es "différent"? non, je ne crois pas... mais moi malheureusement OUI... Je suis engagé auprès d'associations de patients, notamment auprès d'enfants atteints de cancer... mais je vais aussi dans des services de soins palliatifs... ce n'est pas pour me donner bonne conscience mais c'est parce que je connais ca!!!
Oui l'économie est le facteur central... c'est ce qui fait vivre! Et toi, comme ton patron, ton but est de faire du profit... sinon donne to trop plein d'argent au gens qui n'en ont pas.
Entre parenthèses... les JO c qd meme une idée de la gauche initialement...
Comme toi je ne comprends pas les gens qui crient avant d'avoir mal... le CPE personne ne peut dire si c'était mauvais... on l'a pas essayé, mais au pire cela aurait été un contrat de plus...
enfin pour finir je ne suis pas de l'ump, ni d'aucun syndicats de droite ou de gauche....
Mais j'ai confiance en moi et en mes compétences parce que je les ai forgées... et que je ne suis pas égoiste contrairement à ce que tu peux laisser penser...
voilà, c'est mon avis... tu as le droit de ne pas etre d'accord, mais pas de me juger sans connaitre!!!
Ecrit par : toitoine | 11.04.2006
Tristesse et désolation bien sûr face à l'immobilisme français, l'expatriation on y pense, à chaque fois un peu plus ...
Mais merci quand même pour votre mobilisation et encore Félicitations pour votre engagement en espérant qu'il ne s'effrite jamais.
Ecrit par : juliette | 11.04.2006
Le CPE est mort! Merci de Villepin d'avoir réussi à réunir la gauche et tous les syndicats salariés et étudiants; Merci de ce coup de main inespéré qui aura permis à cette génération de découvrir l'action collective !....Il eut été si simple pour le pays de le retirer plus tôt et encore plus simple de négocier avant de décider . J'espère que cet orgueilleux en retiendra des leçons....
Ecrit par : zaza | 11.04.2006
Il aurait été encore mieux de ne pas ceder.
Ecrit par : Stéphane | 11.04.2006
tiens c bizarre, moi aussi j'y pense à l'expat? Mais de plus en plus sérieusement depuis ces deux derniers mois... Et à mon avis, on est loin d'être les seuls!
Ecrit par : ben189 | 11.04.2006
Mon fiancé et moi meme pensons nous aussi partir. Pour avoir travaillé quelques mois aux états unis il y a 2 ans dans le cadre de mes études, je peux vous dire que la bas, on est considéré pour ce que l'on fais et ce que l'on gagne, c'est parce qu'on le mérite.
Et oui nous sommes de plus en plus à vouloir partir, comme par hasard, ce sont ceux qui ont le plus de diplomes qui veulent partir. Ceux qui n'ont aucune volonté ni aucune ambition, vont bien se retrouver dans la merde.
Ecrit par : Laure | 12.04.2006
idem...la fuite des cerveaux ne fera que s'intensifier si l'on continue à "tuer" des propositions telles que le CPE.
vive l'immobilisme, vive la france.
Ecrit par : Bob - de Paris | 12.04.2006
VOTEZ MUF VOTEZ MUF
Ecrit par : belou | 12.04.2006
Plyne, merci pour ta réaction exemplaire, on en attendait pas tant, tu as été parfait!
Réaction typique de dénigrement et de reproche face à celui qui osera et tentra de dire que, pourquoi pas, il pense avoir des compétences, qu'il pense qu'on va s'en sortira...
Pour être politiquement correct, socialement acceptable faut être une victime, avoir eu une enfance atroce, des années en prison, des années de galère, être bien à gauche...si par hasard tu as connu ça, tu as le droit à tes entrées dans les médias et à gauche, et on t"y donneras ttes les médailles appropriées.
Quelle hyprocrisie!
Ecrit par : sibylle | 12.04.2006
Je vois tout le monde pleurer sur l'immobilisme. Mais non il faut pas! ça bouge au contraire! Saluez la politisation nouvelle de la France! Les citoyens ont décidé de prendre la parole, de doubler les partis et les hommes politiques pour s'exprimmer directement en faisant fi des cadres gangrénés de la Vème république. On a même vu des gens de droite manifester! ! ça bouge!!!
Alors au contraire: Vive le mobilisme français! Vive la politisation renaissante!!!
Ecrit par : Dagnir | 12.04.2006
je me permet de paraphraser un célèbre slogan: les manifestations c'est bien, en abuser ça craint.
Ecrit par : Sauzet | 12.04.2006
Plyne est une femme, en parfaite santé et de surcroit A-politique. Juste, pour info, je demande à certains de relire mon post qui ne fait pas non plus l'apologie de la gauche. Bye
Ecrit par : Plyne | 12.04.2006
LE CPE EST MORT ! ET MAINTENANT ON FAIT QUOI ?
Les anti-CPE pensent qu’ils ont gagné, mais c’est une victoire amère qui ne résous rien, puisque nous revenons à la case départ, rien ne changera pour les jeunes, qui vont continuer à passer des années à galérer au chômage ou sur les bancs de la fac à attendre le retour de l’emploi, et rien ne changera pour les patrons qui continuerons à attendre que la flexibilité leur permette d’embaucher sans craintes de se voir systématiquement attaqué aux prud’hommes. J’espère seulement qu’il restera encore des entreprises quand cela se produira.
La promulgation du CPE en l'état n’était pas une simple provocation du gouvernement contre la jeunesse inquiète de son avenir, mais cela permettait d'éviter une deuxième lecture de l’ensemble de la loi à l'Assemblée et d'échapper ainsi à la liste de tous les amendements stupides et inutiles que déposeraient le PS pour retarder de quelques mois son application. Pourquoi les journalistes férus de politique ne l’ont-ils pas simplement expliqué à leurs auditeurs et à leurs lecteurs plutôt que de laisser les choses s’envenimer et penser que Mr Chirac ne comprenait rien à la situation, ce qui est possible, mais bon. La personne qui avait écrit le discours pour le président avait fait du bon boulot. La renégociation de la loi concernant le non motif de licenciement et la durée du CPE était en soit une grande avancée. Sans doute le texte le plus social de ces 25 dernières années, s’il avait pu voir le jour. Les syndicats ont perdu une bonne occasion d’obtenir des concessions du pouvoir alors que celui-ci était prêt à avaler beaucoup de couleuvres pour calmer les choses et rattraper la bévue de son Premier ministre. Mr DE VILLEPIN semblait sincère dans sa détermination à combattre le chômage des jeunes. Le CPE réaménagé aurait permis à son issue d'obtenir un CDI si tout se passait bien entre l'entreprise et les jeunes salariés âgés de 16 ans à 26 ans, avec tous les filets de protection possibles en cas de rupture. Ce que les manifestants ont pris pour de la discrimination anti-jeunes destinée à les précariser encore un peu plus, n’était en fait que de la discrimination positive en leur faveur pour qu’ils puissent enfin mettre les pieds dans l’entreprise, même sans aucune expérience professionnelle. Certains patrons de PME étaient déjà prêts à recrûter plus de jeunes qu’ils ne l’avaient jamais fait. Malheureusement, cette chance pour tous ceux qui croyaient en cette loi a définitivement disparu, et sans doute pour longtemps.
Qu’avons-nous aujourd’hui ? Les 35 heures ont générées un bordel monstre, les anciens salariés se retrouvant sur une base de 35 heures payées 39 heures, et les nouveaux travailleurs ne bénéficiant que de la base des 35 heures payées 35 pour un même travail. Bonjour la précarité. Les emplois jeunes du PS que les socialistes nous rabâchent sans cesse d’avoir supprimé, d'une durée de 5 ans dans des activités ayant peu de débouchés et aucunes indemnités chômage à leur conclusion, c’était pas mal non plus ! Enfin, vu que l’abrogation du CPE était la seule proposition concrète de son programme, il ne lui reste plus qu’à attendre la prochaine erreur du gouvernement. Le CDD renouvelable deux ou trois fois, je connais. Il n'y a aucune obligation pour l'entreprise de le valider en CDI. C'est un peu comme une mission d'intérim sur une durée donnée, point barre. Les jeunes diplômés et les fonctionnaires n’avaient rien à craindre du CPE, ce n'était pas fait pour eux, enfin sauf si vraiment ils l’avaient souhaité, les salaires du service public n’étant quand même pas si attractifs que ça. Par contre, à chaque fois qu'un journaliste demandait à un manifestant anti-CPE ce qu'il ferait si on lui proposait un contrat CPE dans la branche qu'il avait choisi, il répondait invariablement qu'il accepterait de le prendre faute de mieux. Donc pour ne pas être tenté, mieux valait le supprimer avant son application, car ça aurait pu marcher et faire gagner la droite et SARKOZY aux élections.
Le duo VILLEPIN-SARKOZY sort affaibli de cette affaire. Depuis 1968, c’est la première fois que les anarchistes, les libertaires et l’extrême-gauche, tous unis contre la démocratie et l’ordre, parviennent avec l’œil bienveillant du PS et des syndicats, à assurer leur mainmise sur une jeunesse déboussolée par cette précarité latente qui plonge notre pays dans le désarroi. Réveillons les jeunes avant qu’il ne soit trop tard. Un duel Ségolène ROYAL – Marine LE PEN aux élections, ça vous dit ? Moi je crains que ceux qui soutiennent la droite « la plus bête du monde » ne soient pas aussi fair-play que les sympathisants de gauche.
SARKOZY n'est pas CHIRAC, et on peut discuter avec lui, même si parfois il m’inquiète avec ses nouvelles idées, genre le contrat unique, que veut-il dire exactement ? VILLEPIN est un homme intéressant, dynamique, à qui il manque simplement un vrai contact avec le peuple. Entouré et conseillé par des énarques qui ne connaissent de la réalité que les chiffres et les statistiques, il manque de recul et devrait s’entourer de personnes compétentes issues de la société civile. Malgré ma colère pour ce cuisant échec qu’il vient de subir pour ce projet si mal ficelé, laissons-lui une chance de faire ses classes en tant qu'élu. Il doit apprendre à écouter la rue et à discuter avec les partenaires sociaux. Les "partenaires sociaux", où étaient-ils donc passés ? Je comptais beaucoup sur la CFDT et Mr CHEREQUE pour faire un premier pas. Pour la réforme des retraites, ce syndicat a perdu beaucoup d'adhérents de gauche. Sur le CPE, il risque d'en perdre autant à droite. La classe moyenne se retrouve dans la CFDT, et des salariés de tous bords et de toutes origines s'y retrouvent. Ce CPE nouvelle formule aurait pu devenir une vraie loi sociale que nous aurait enviée beaucoup de pays à la recherche d’une issue pour leur jeunesse. Mais non, le Premier ministre n’a pas respecté les règles syndicales, alors tout est rejeté en bloc, même ce qui aurait pu marcher. Nous en revenons à la précarité actuelle, stages peu ou pas rémunérés, intérim, CDD, chômage.
Le PS, faute de projets d’avenir, a joué son jeu en attisant les braises sous les pieds de l’UMP, avec bien sûr l’aide des futurs cadres du parti déguisés en gentils étudiants qui sont parti soulever la jeunesse dorée de nos villes à coups de désinformation et de slogans incendiaires contre le gouvernement. Ces derniers auront un avenir assuré au parti où dans la fonction publique, alors que ceux à qui était destiné le CPE, les jeunes issus des banlieues difficiles, sans diplômes (ou même avec d’ailleurs) et sans formation, continueront à s’éclatent la tête avec du shit pour oublier leur misère intellectuelle et familiale. A Galérer au pied des tours, à casser, brûler, violer et tuer pour tromper leur ennui et alimenter leur haine de l’autre, c’est à dire tous ceux qui ont un travail, une maison, une voiture, une famille. Ce ne sont pas des enfants de cœur, mais il faut tout faire pour arrêter cette spirale infernale, même s’il faut les aider malgré eux. La prison où l’expulsion ne règlera rien, ils sont chez eux en France, même s’ils n’ont pas demandé à venir. Le coup de la carotte et du bâton est vieux comme le monde, mais ils le comprendront et l’accepteront si on ne leur laisse pas le choix.
Ce que tous le monde semble avoir oublié, c’est que nos parents et grands-parents ont connu la misère, le travail précaire, la flexibilité. Ceux qui ont vécu l’après-guerre étaient simplement beaucoup plus déterminés pour s’en sortir, sans attendre tout de l’Etat providence. Beaucoup ont gardé les vaches dans leur enfance, avant de partir comme apprentis dans un commerce ou une usine, ou comme enfants de troupes dans les « colonies », envoyant leur maigre salaire à leur famille. Dans le même temps il fallait trouver un logement, pas toujours salubre, dans des quartiers bidonvilles qui poussaient comme des champignons. Mais jamais ils ne se plaignaient, faisant attention au moindre sous. Avec les cours du soir, à force de courage, ils ont réussi à devenir ouvriers spécialisés, contremaîtres, décorateurs, ingénieurs, dirigeants d’entreprise. Ils se sont expatriés en Afrique ou en Asie, affrontant des conditions de vie pas toujours facile, alors même qu’on leur reprochait de vivre comme des patachons sur le dos des populations locales. Aujourd’hui ils arrivent à la retraite et passent pour des nantis pour certains jeunes n’ayant jamais souffert de la faim ni de la précarité, qui entrent sur le marché du travail avec des yeux plus gros que le ventre. A 25 ans et bardés de diplômes inutiles, ils veulent gagner un salaire aussi important que celui de leurs parents, dans une grosse entreprise si possible, pouvoir partir en vacances quant ils veulent, acheter tout ce qui leur fait envie « vu à la télé ». Le beurre et l’argent du beurre. Sinon, pour ceux qui ont un peu moins d’ambition, fonctionnaire, c’est mieux que rien. Les jeunes enseignants où éducateurs de notre jeunesse, désabusés et sans passions, étant eux-mêmes adeptes du pétard et hostiles à tous changement, je ne vois pas comment les choses pourront s’améliorer.
En conclusion, j’attends des syndicats qu’ils secouent leur léthargie pour assouplir le code du travail, c’est leur propre intérêt. Les chômeurs et les précaires sont de plus en plus nombreux, nous savons tous très bien que les statistiques de l’ANPE sont bidons. Et ces gens là, ils n’ont pas la possibilité de se syndiquer. Pour quoi faire ? Alors pensez un peu à eux. Et le Medef, dans cette affaire il a été en dessous de tout. Cette loi était faite pour les assister dans le recrutement de leurs salariés, et pourtant, à part quelques patrons courageux, il n’a eu aucune réaction en faveur du gouvernement. Je suis atterré par leur comportement. Et malgré les critiques que je puisse faire au Premier ministre, je lui tire mon chapeau pour son courage devant les évènements. C’est un orateur qui a de la classe et du panache, dommage que les jeunes ne l’aient pas écouté s’exprimer à l’Assemblée, quand il répondait à des adversaires médiocres qui ont déjà montré leur capacité à ne pas prendre de décisions dans les moments importants pour notre pays.
Messieurs les politiques et syndicalistes de tous bords, accordez vos violons pour enfin nous sortir de cette crise, un peu de courage de concertation, nous comptons sur vous.
Danton
Ecrit par : Danton | 12.04.2006
Moi ce que j'aimerai bien savoir en lisant le mail de Danton c'est pourquoi les média n'ont pas relayés les revendications des étudiant dans ce mouvement. Le CPE n'était que le point d'orgue qui a fait éclater la crise, mais il y avait énormément dec choses derrière et notamment de nombreuse propositions.
Mais je tiens quand même a tirer un grand coup de chapeau a Danton, c'est la première fois que je trouve un post pro-CPE aussi développé et qui touche un peu au fond des choses. Là on peut discuter :-)
Cependant, c'est quand même un peu long, il faut du courage pour s'y atteler! Plutôt que de faire une réponse en 500 lignes, j'aimerai bien que tu nous découpes ça point par point si possible, que l'on puisse ferrailler sur tout au fur et à mesure (avec passion mais en restant de bon ton, celà va sans dire).
Ecrit par : Dagnir | 13.04.2006
Oui Danton, je suis d'accord avec toi!!!
Si les journalistes n'ont pas laissé les choses s'envenimer...ils ont attisé les choses consciemment semble-t-il...avec des partis pris délibérés...non?
Quand on voit que maintenant, il y a dans la presse (vu partout dans la presse, et ce jusque dan sle magazine Epok nde la Fnac...) un amalgame concerté et acquis concernant les tares de notre société: chômage, précarité et Sarkozy...c'est dingue quand même...non?
Ecrit par : sibylle | 13.04.2006
http://costes.org/cdsc01.mp3
VOTE MUF !
Ecrit par : Benny | 13.04.2006
bravo danton,
j'ajouterai simplement sur les 35 heures ;que ceux qui faisait 39 heures ont vu leur salaire bloqué pendant 3 ans ;pendant que leur patron etait dedommagé chaque mois sur la loi aubry (loi sur les 35 heures ......egal précarité et personne à bougé
Ecrit par : jacques | 13.04.2006
Je veux bien voter MUF... si je sais a quoi ca correspond... excusez de mon ignorance... ;-) Je ne suis pas parfait, heureusement...
Ecrit par : toitoine | 13.04.2006
Les députés ont adopté mercredi, la proposition de loi UMP qui remplace le contrat première embauche (CPE)...et bien ça me désole.
Il est triste que les jeunes manisfent pour des lois censer les embaucher.
Allez je verse ma larme..
Ecrit par : blog eric | 13.04.2006
Le retrait du CPE constitue une défaite humiliante pour Chirac et le gouvernement Villepin. Ils sortent de cette épreuve complètement discrédités. C’est une défaite aussi pour Sarkozy, l’UMP et le MEDEF - même si, face à l’ampleur de la mobilisation anti-CPE, ils ont fini par se dissocier de ce projet, comme des rats quittent un navire en perdition. L’UMP est divisée et démoralisée. Une débâcle électorale l’attend en 2007. François Bayrou a bien résumé la gravité de cette déroute en évoquant l’« ambiance d’effondrement » et le « chaos institutionnel » qui règnent dans les échelons supérieurs de l’Etat.
Après la lutte contre la réforme des retraites, en 2003, le référendum sur la Constitution européenne, les grèves longues et âpres, à Marseille et ailleurs, et la révolte des banlieues, en novembre dernier, la mobilisation massive de la jeunesse et des travailleurs contre le CPE constitue une nouvelle preuve que la France est entrée dans une époque de grande instabilité sociale et politique. Les causes profondes de cette instabilité ont été analysées dans notre document De l’impasse capitaliste à la révolution socialiste, publié en octobre 2005. Elles résident dans l’incapacité du capitalisme français à développer l’économie - dont les taux de croissance annuelle oscillent entre 0% et 2% depuis plusieurs années -, et dans le déclin économique, diplomatique et militaire de l’impérialisme français. L’endettement de l’Etat français, qui s’élève à plus de 1 100 milliards d’euros, soit 65% du PIB, est une expression de la faillite du système dans son ensemble.
Le capitalisme dans une impasse
Loin de pouvoir assurer un quelconque « progrès social », le système capitaliste ne peut désormais se maintenir que par la remise en cause permanente des acquis sociaux. Il n’est pas un seul domaine de la vie économique et sociale française qui enregistre des progrès. Au contraire : nous sommes face à une régression sociale sur toute la ligne, que ce soit dans le domaine de l’emploi, des salaires, du logement, de la sécurité sociale, la santé publique, de l’éducation ou encore des droits et des conditions de travail des salariés.
Or, aucune société ne peut continuer indéfiniment sur cette pente. Le marxisme explique que lorsqu’un ordre social donné se dresse comme un obstacle au développement des moyens de production, et n’existe plus qu’au détriment des intérêts de la masse de la population - alors commence une époque de révolution. Certes, la France n’est pas encore en révolution, à proprement parler. Mais une révolution n’est pas un acte unique et surgissant de nulle part. Il s’agit d’un processus qui peut s’étaler sur plusieurs années et qui est ponctué par des tournants et des événements décisifs. Une révolution se caractérise avant tout par l’entrée sur l’avant-scène de l’histoire de la grande masse de la population, ordinairement inerte. De ce point de vue, les turbulences sociales qui ont marqué la France depuis 1995, et qui ont vu passer à l’action des millions de jeunes et de travailleurs jusqu’alors passifs, ne constituent à notre avis que les premières secousses d’un volcan révolutionnaire qui fera éruption dans les années à venir.
Aucune solution aux graves problèmes sociaux et économiques engendrés par le capitalisme ne trouveront de solution sur la base de ce même système. Les intérêts de la classe capitaliste sont devenus absolument incompatibles avec les grandes conquêtes sociales du mouvement ouvrier. Dans ces conditions, la défense des acquis sociaux et la résistance aux attaques incessantes du patronat et de gouvernements doivent être liés à la nécessité de renversement l’ordre capitaliste et de le remplacer par le socialisme.
Les travailleurs et les jeunes sont-ils arrivés à cette même conclusion ? Certains, oui. Et leur nombre ne cesse de croître. Après une expérience comme celle de la lutte contre le CPE, de nombreux jeunes et salariés tirent des conclusions révolutionnaires. Certes, à ce stade, la grande majorité des travailleurs et des jeunes n’est pas encore arrivée à ces conclusions. Mais elle y parviendra, à terme - non par le biais d’études théoriques, mais sur la base d’une expérience collective particulièrement rude : celle de la lutte contre la régression sociale permanente que lui impose le capitalisme. La lutte contre le CPE fait partie de cet apprentissage. Et elle est en effet très riche en enseignements.
Une réponse définitive aux sceptiques
La mobilisation contre le CPE constitue une magnifique illustration, non seulement de la détermination, de l’intelligence politique et des grandes capacités d’organisation de la jeunesse et des travailleurs, mais aussi et surtout de l’énorme puissance potentielle de notre classe. C’est une réponse définitive aux sceptiques et aux bavards petit-bourgeois qui prétendent que les travailleurs et les jeunes sont apolitiques, impuissants, dupes, manipulés, passifs - en un mot, bons à rien. Et il faut bien reconnaître que, même à la CGT et au PCF, il n’est pas rare de rencontrer des militants qui, tout en étant eux-mêmes des travailleurs, ont perdu confiance dans la combativité des salariés et des jeunes.
Le salariat moderne possède un énorme pouvoir. Il assure absolument toutes les fonctions essentielles de l’organisme social. Sans les travailleurs, rien ne peut se faire. Depuis longtemps, et même dans le combat contre le CPE, ils n’ont pas mis leur véritable poids dans la balance, mais le jour où ils le feront, toute la classe capitaliste, tout son appareil d’Etat et toutes ses précieuses « institutions » se trouveront totalement impuissants, comme suspendus en l’air, sans aucun véritable appui dans la société. Dès lors que la masse du salariat prendra conscience de sa force colossale, il s’ouvrira la possibilité d’en finir avec le capitalisme et de prendre en main la direction et le contrôle de l’économie, du gouvernement et de l’Etat.
La grève générale
Dès le début, la menace d’une grève générale a plané sur de la lutte anti-CPE. Les dirigeants syndicaux, soucieux de contenir la contestation dans certaines limites, n’osaient pas employer le mot d’ordre de « grève générale ». Mais l’accumulation d’injustices, de discriminations, de précarité et de pauvreté a créé une situation sociale potentiellement explosive. Dans ces conditions, une grève générale illimitée aurait pu se développer indépendamment des consignes des directions syndicales. En 1968, la consigne des syndicats n’allait pas au-delà d’une grève de 24 heures. Ce sont les travailleurs eux-mêmes qui l’ont transformée en une grève illimitée. Tout au long de la lutte contre le CPE, la possibilité d’un « dérapage » de ce genre était prise très au sérieux par le gouvernement et le MEDEF, car derrière l’arrogance et l’assurance de façade des capitalistes et de leurs représentants, les plus intelligents d’entre eux comprennent qu’une véritable grève générale des travailleurs constituerait une menace potentiellement mortelle pour l’existence de leur système.
Si une grève générale commence comme une grève de protestation limitée dans le temps, elle peut toujours se transformer en une grève illimitée, comme le montre l’exemple de mai 1968. Une grève de ce type paralyse complètement non seulement l’économie nationale mais aussi, très rapidement, le fonctionnement de l’Etat et du gouvernement. Les travailleurs prennent alors conscience qu’ils commandent tous les rouages de la société et qu’au fond, bien que la « société » bourgeoise les méprise et les dénigre, ils sont la société. Comme le dit un passage de L’internationale : « Nous ne sommes rien, soyons tout ! ». Lorsque la masse des travailleurs s’empare d’une telle idée, elle devient une force matérielle d’une puissance extraordinaire, ce qui ouvre la perspective du renversement du capitalisme, indépendamment des revendications initiales qui déclenchent le processus. C’est pourquoi l’entêtement de Villepin a semé la panique dans la classe capitaliste et les partis de droite.
« Préserver l’autorité de l’Etat »
Sous la pression de la rue, les dirigeants du PS ont déclaré publiquement que le CPE et le CNE seraient immédiatement abrogés par le prochain gouvernement socialiste. Dès lors, face à cette vague massive de protestation et aux risques de généralisation qu’elle comportait, la question se posait, du point de vue de la classe capitaliste, de l’intérêt de s’acharner pour la mise en œuvre d’un CPE qui ne s’appliquerait que pendant moins d’un an. Le jeu en valait-il la chandelle ? A première vue, les risques que l’acharnement de Villepin et de Chirac faisait courir à la classe dirigeante avaient en effet quelque chose d’incompréhensible - mais seulement à première vue.
Dès la manifestation du 28 mars, Chirac et Villepin ont certainement compris qu’il vaudrait mieux retirer le CPE. Et pourtant, dans son allocution du 31 mars, Chirac a tenté de le maintenir, tout en faisant quelques concessions absolument dérisoires. C’est qu’en fait, à ce moment-là, l’enjeu du conflit avait largement dépassé la seule question du CPE. Il touchait jusqu’aux fondements de « l’ordre républicain ».
Le prestige occupe une place très importante dans le milieu politique capitaliste. C’est vrai en ce qui concerne le prestige des personnes - Chirac, Villepin, Sarkozy, etc. - mais surtout en ce qui concerne les institutions de l’Etat. Ceci ne doit rien au hasard. Ces institutions et leurs différents apparats visent à intimider les travailleurs - de l’architecture des bâtiments officiels jusqu’aux rituels pompeux de l’Etat, en passant par le train de vie exorbitant de ses représentants. L’Etat capitaliste doit paraître puissant, inviolable, sacré. Des députés UMP ont déclaré que si « la rue » ou les « ultimatums syndicaux » parvenaient à obtenir le retrait du CPE, il n’y aurait « plus d’Etat », et que ceci annoncerait « la fin de la République [capitaliste] ». Il y a un fond de vérité dans cette idée. Il est effectivement très dangereux, du point de vue des défenseurs du capitalisme, que les jeunes et les travailleurs comprennent que l’Etat n’est finalement pas tout-puissant, et que quelques semaines de manifestations, de blocages et d’occupations de lycée et d’universités suffisent à y créer une « ambiance d’effondrement ».
C’est pour essayer de présenter un semblant de stabilité institutionnelle, et sauver ce qui pouvait l’être de « l’autorité de l’Etat », que Chirac a voulu maintenir de Villepin à son poste, alors que sa déroute est au moins aussi grave, pour la droite, que la victoire du « non » au référendum du 29 mai, laquelle avait mené au départ de Raffarin. C’est aussi pour sauver les apparences et gagner du temps pour gérer le conflit Sarkozy-Villepin que nous avons eu droit, du 5 au 8 avril, à trois jours de « consultations » avec les directions syndicales - qui auraient dû refuser de se prêter à ce petit jeu.
Les « modérés » sous pression
Devant la détermination inébranlable des jeunes et la puissance extraordinaire de la mobilisation sur le terrain, même les plus « modérés » des dirigeants syndicaux n’avaient d’autre choix que d’insister sur le retrait pur et simple du CPE. Comment expliquer que François Chérèque - qui, rappelons-le, avait cyniquement trahi la lutte contre la « réforme » des retraites - ait insisté avec autant de fermeté sur le retrait du CPE ? Par conviction ? Il n’avait pourtant pas bronché lors de l’introduction du CNE. Non, c’est avant tout la peur qui animait Chérèque - la peur que si le gouvernement ne cédait pas, le mouvement prendrait des proportions beaucoup plus importantes.
Tout au long de ce conflit, Chérèque a arboré la mine déconfite d’un homme profondément inquiet. A l’issue de sa rencontre avec de Villepin, le 24 mars, exaspéré par l’intransigeance de ce dernier et alors que la mobilisation gagnait chaque jour en ampleur, Chérèque a déclaré : « Nous avons pourtant expliqué très clairement au gouvernement la situation dans laquelle nous nous trouvons ». En effet, le mouvement contre le CPE - et la possibilité qu’il se transforme en une confrontation de classe comparable à mai 1968 - constituait un danger potentiel extrêmement grave aux yeux de tous les adeptes du capitalisme, y compris ceux qui se trouvent dans les instances dirigeantes des organisations syndicales.
Ce qui vaut pour Chérèque vaut aussi pour le dirigeant de FO, Jean-Claude Mailly. Au lieu de voir la lutte contre le CPE comme un tremplin pour développer une lutte plus générale contre le capitalisme, le souci permanent de ces soi-disant dirigeants était de « ramener le calme », en s’en remettant aux bonnes offices de Villepin d’abord, ensuite de Chirac, puis enfin de Nicolas Sarkozy - « notre seul interlocuteur valable », pour reprendre l’expression de Chérèque au lendemain du 4 avril. Bernard Thibault et la direction nationale de la CGT ont eux aussi fait preuve de trop d’indulgence vis-à-vis du gouvernement. Ce n’est pas seulement l’abrogation du CPE qu’il fallait demander, mais de l’ensemble de la loi sur « l’égalité des chances ».
Cette volonté de limiter l’ampleur de l’action et l’étendue des revendications était tout aussi manifeste chez les dirigeants du Parti Socialiste. François Hollande est fait de la même étoffe que François Chérèque. La direction du PS n’a pas revendiqué la dissolution de l’Assemblée nationale. Elle n’avait aucune envie d’arriver au pouvoir dans le contexte d’une mobilisation sociale d’une telle importance. Elle se contentait, elle aussi, de réclamer le retrait du CPE pour ramener le calme. Tel était le contenu de l’appel « solennel » du 31 mars, qui demandait une intervention du chef de l’Etat : grâce au retrait du CPE, disait cet appel à Chirac, il deviendrait possible de mettre fin au « climat délétère » dans le pays et de remettre ses affaires entre les mains de l’Assemblée nationale - dominée par la droite. Il ne fallait surtout pas « chambouler les institutions ». Malheureusement, les dirigeants du PCF ne se sont nullement distingués de la ligne du PS sur cette question. Enfin, notons au passage que la LCR, qui ne cesse d’exhorter la direction du PCF à rompre toute relation avec le Parti Socialiste, a elle aussi signé l’appel rédigé par ceux qu’elle qualifie pourtant de « sociaux-libéraux ».
Pour le socialisme !
Le retrait du CPE est une victoire très importante. Elle renforcera le moral et la combativité des travailleurs et des jeunes. Elle aura contribué à forger une nouvelle génération de militants contre le capitalisme. Cependant, les résultats du mouvement sont bien en-dessous ce qui aurait pu être accompli. Le CNE est toujours en vigueur, ainsi que les articles instaurant le travail à partir de 14 ans, le travail de nuit à partir de 15 ans, et les contrats précaires pour les personnes âgées - entre autres. Il fallait exiger l’abrogation de toute cette loi réactionnaire, et non seulement de son article 8. De plus, si les dirigeants de gauche avait revendiqué l’organisation immédiate d’élections présidentielles et législatives, ils auraient été massivement soutenus.
Le gouvernement est très affaibli, mais avant de finir dans la poubelle de l’histoire, en 2007, il tentera certainement, dès que l’opportunité se présentera, de lancer de nouvelles attaques contre les jeunes et les travailleurs. La victoire contre le CPE, comme celle qui a été remportée contre la Constitution européenne, en mai dernier, ne devrait pas nous aveugler quant à l’avenir particulièrement sombre que nous réserve le capitalisme. Même sans le CPE, la précarité et le chômage s’aggraveront, avec leur cortège de misère et de désespoir. La discrimination sociale et raciale qui était à l’origine de la révolte des banlieues persistera également.
La gauche reviendra au pouvoir, en 2007 : c’est désormais une quasi-certitude. Mais si les dirigeants socialistes et communistes se contentent de quelques abrogations et de mesures superficielles, tout en laissant intacte la domination de l’économie par la minorité capitaliste, ils s’avéreront incapables de régler les problèmes de plus en plus graves qui minent la société française et qui condamnent la vaste majorité de la jeunesse et des travailleurs à des conditions de vie insupportables. Pour que la fin du CPE ne se transforme en une victoire à la Pyrrhus, il est absolument indispensable de lier la lutte contre l’exploitation et contre toutes les injustices du capitalisme à la lutte pour une société nouvelle, une société socialiste, dans laquelle la maîtrise de l’économie sera fermement entre les mains des travailleurs eux-mêmes.
Ecrit par : che | 14.04.2006
une petite remarque sur les 35 heures elles ont crées des emplois => 400 000 (le CNE 12 000) et la croissance ne descendait pas (3%)
deuxiemement je ne vais pas vous faire un long développement idéologique que de toute facon vous refuseriez tout net comme je refuse le votre parce que nous campons sur nos positions
mai seulement 1 chiffre 20% de la pop. américaine vit sous le seuil de la pauvreté, et maintenant la question dans ce pays qui est le centre du libéralisme et du capitalisme, que vient faire ce chiffre digne des pays de l'Est
Ecrit par : Bruno | 15.04.2006
Mais il faut qu'ils sachent que 23% d'entre eux se retrouveront au chômage et que par conséquent ils ont manifesté contre quelque chose qu'ils n'auront pas, un contrat de travail... maintenant une chose est sûre 23% connaîtront la précarité... c'est vrai que c'est mignon un jeune mais c'est un tout petit peu con quand même...
Ecrit par : Alex | 15.04.2006
Bonjour
je n'étais franchement pas d'accord avec le cpe,pourquoi,parce-que je trouve que les jeunes n'ont aucune chance avec un contract de se type.
Je suis d'accord c'est mieux que rien,mais nonje trouve l'excuse un peu trop simple,trouvez une banque qui vous feras un prêt,un proprio qui vous loueras,ci il vous faut un prêt de 20000 euro par exemple ca m'éttonnerais fort qu'une abnque vous les avance,comme remboursé une somme pareil en 2 ans,en plus en ayant le risque de se faire virer avant.Moi j'ai fait le tuc le sivp et bien ca ne m'a rien apporter,franchement.
Alors trouvez un bon contrat ou les jeunes on toute leurs chances de pouvoir vivrent descament.
merci il ne faut pas oublier les démunis .
Ecrit par : sebastien | 17.04.2006
Bonjour Sebastien,
Vous dites qu'avec le CPE on ne peut pas faire de crédit parce que l'on peut se faire virer avant les 2 ans. Mais le problème est le même avec les CDD ou l'intérim. Comment voulez-vous faire des projets en sachant que votre contrat se termine dans un mois ou deux voir dans quelques semaines, et que vous ne savez même pas si vous retrouverez un boulot un jour. Ces contrats sont tout aussi précaires qu'un CPE. Curieusement personne ne s'en étonne...
Ecrit par : Céline | 17.04.2006
Il me semble que les conditions d'emprunts étaient elles aussi prévues dans la loi pour le CPE, avec une obligation pour les banques d'autoriser au jeune d'emprunter... Ceci dit, il n'y a qu'en France où les jeunes de moins veulent accéder immédiatement à la propriété ... mais cela n'est en rien étonnant quand on voit l'"immobilisme" de notre jeunesse...
70% déclarent vouloir etre fonctionnaire pour faire 35heures et avoir la stabilités de l'emploi... sans compter ceux qui avant meme d'avoir commencer pensent à la retraite... bonjour l'ambition.
J'ai envie d'évoluer, j'ai envie de me faire plaisir dans ma vie professionnelle, dans ma vie personnelle et cela passe par des compromis... peut etre travailler plus, pour gagner plus... eh ben non c vrai en France on a pas le droit... c contraire au code du travail.... mais non notre jeunesse veut les 35h, ses RTT, ses 5,6, 7 semaines de congés payés, le RMI au smic, le Chomage au tarif fort, les primes de noel pour les sans emplois, les arrets maladie parce qu'on s'est coupé le poil dans la main, les cloches de paques pour les enfants, le meme diplome pour tout le monde comme ca y a pas de jaloux...
enfin voilà de belles choses d'avenir!
Ecrit par : toitoine | 17.04.2006
Tout à fait, on veut le beurre et l'argent du beurre. Ce n'est pas ça le monde du travail. On ne vit plus comme il y a trente ans où l'on terminait un boulot le vendredi pour en reprendre un autre le lundi. Il faudrait ouvrir les yeux au lieu de se voiler la face. Je trouve que la plupart de ces jeunes (je pense bien sûr aux manifestants anti-CPE), se comportent en enfants gâtés. "On ne veut pas si, on ne veut pas ça..."
Mais, a-t-on le choix ? Si on les écoutait, on supprimerait carrément le travail et ne vivrait que d'amour et d'eau fraîche...
Ecrit par : Céline | 17.04.2006
sebastien,
à propos des banques et du CPE: comme le fait remarquer toitoine, une clause était effectivement inclus dans le projet de loi. De plus si cette clause ne convenait pas à l'extrême gauche (pardon les antiCPE, puisque c'est leur nouvelle appellation) et aux syndicats, ils avaient LARGEMENT assez de marge de maneuvre pour négocier plus à même ce point avec le gouvernement. De plus ce n'est pas le problème CENTRAL du CPE, mais un problème qui existe en soi, indépendemment du CPE. C'est le cas pour n'importe quel jeune, emploi en CDD, période d'essai, intérim, stage, etc.... Si c'est vraiment ça le vrai problème pour vous, alors il fallait manifester contre les banques, et pas contre le CPE!! Encore à quoi rime de voir systématiquement les problèmes sans considérer les solutions?
Che: encore une fois, je te donne rendez vous aux prochaines élections. Je te souhaite un lendemain de révolution pas trop amère, tout de même. Au fait savais tu que la droite avait gagné les élections au lendemain de mai 68? Toi qui sembles maîtriser le Marx sur le bout des doigts, un petit mot peut-être sur les morts déportés par le régime soviétique? Un petit mot sur la grande réussite de la révolution internationale, à la fois socialement et économiquement?
Ecrit par : ben189 | 18.04.2006
Personnellement j'hésite à me déplacer pour les prochaines élections présidentielles. A quoi sert de nommer un Président et un Gouvernement puisque celui-ci ne peut même pas faire son travail. Maintenant c'est la rue qui fait la politique et qui impose ses lois. Le Gouvernement n'est même plus respecté, la moindre proposition est observée, analysée et rejetée par les syndicats et les manifestations. franchement quel intérêt à voter ?
Ecrit par : Céline | 19.04.2006
Jamais une élection quelqu'elle soit n'a donné les "pleins pouvoirs" à un dirigeant, même élu par voie démocratique, il est normal que les décisions d'un gouvernement puissent à tous moment être rémises en cause.
Et puis, tu dois le savoir, les derniéres élections présidentielles ont été plus que "bizarres".
Les gens n'ont pas votez pour, mais bel et bien contre, et notre cher président devrait le garder en tête.
Ecrit par : Avis à la population | 19.04.2006
il me semble ke se disputé pour savoir ki a eu raison ki a eu tor, c mintenan dépacé
o lieu de resté bloké en arrière
regardé un peu ce kil se pace mintenan pr lé élection de 2007
l'enjeu é nettemen plu importan
dailleur la seul chose ki oré pu ns dire ce ke voulé la france oré été un référendum
ce né pa a ns en tan k'individu de dire ce ki é bon pour les Français
ke pensé vs du cne?
Ecrit par : josé | 19.04.2006
jpense que c dla merde et que vous pouvez vous le foutre ou je pense !
VOTEZ MUF
Ecrit par : Benny-chou | 19.04.2006
rien à faire du MUF
Ecrit par : ben189 | 19.04.2006
Celine, c'est en abdiquant civiquement que l'on permet des choses comme Le Pen au second tour... Je partage complètement ton écoeurement face à cette situation ubuesque qui veut qu'à la moindre manif (ce qui arrive 2 fois par mois) la france politique tremble et qu'au final rien ne change. "avis a la population", je te rappelle que les législatives ont été votées démocratiquement et remportées par la droite, sans aucun "effet Le Pen" pour fausser les chiffres. Ce gouvernement a été élu par le peuple, il représente le peuple, et son rôle est de diriger le pays et de le réformer, pas de se courber devant la loi des sondages et des bras de fer. A quoi sert notre système démocratique? A quoi sert-il de voter si une minorité impose sa loi au gré des humeurs?
Ecrit par : ben189 | 19.04.2006
Je tiens a rappeler que si Le Pen était au second tour au dernières présidentielles, c'est essentiellement parce que l'électorat de gauche n'est pas allé voté ou n'a pas voté jospin.... c'est Jospin qui n'est pas passé... pas Le pen qui a gagné son billet... alors au lieu de dire que les élections étaient plus que bizarres... que l'électorat de gauche assume ses responsabilités... non mais des fois!
Ecrit par : toitoine | 19.04.2006
D'ailleurs si je me souviens bien (et pour en revenir au CPE), la gauche lorsqu'elle était au pouvoir n'a pas brillé non plus en matière de propositions pour les jeunes. A part ces contrats emplois jeunes (on ne peut plus précaires), qui n'ont pas non plus contribué à grand chose. Ces contrats étaient tout aussi précaires que le CPE mais personne n'a moufté à l'époque... Curieux
Ecrit par : Céline | 20.04.2006
c'était le ps et les verts ce n'est pas toute la gauche, ne mélangeons pas
Ecrit par : Bruno | 20.04.2006
oui, mais la gauche de la gauche valant autant que la doite de la droite...
Ecrit par : toitoine | 21.04.2006
Ce n'est pas le problème de mélanger quoi que ce soit Bruno, c'était simplement pour dire que pendant ces manfestations, la gauche entre autres, mais aussi tout les autres partis n'ont fait que geuler et exiger le retrait du CPE, mais pas un seul n'a proposé quelque chose en contrepartie. Je pense simplement qu'au lieu de critiquer tout ce que les autres font il faudrait peut-être essayer de se rassembler et de mettre au point de nouvelles idées puisque l'intêret de la France leur semble être si important... Ce que j'ai surout vu pendant ces manifestations, ce sont des querelles de gamins jaloux parce que l'idée de ce CPE ne venait pas d'eux.
Ecrit par : Céline | 21.04.2006
faux: Martine Aubry a proposé le projet EVA, annoncé comme "l'anti-CPE".
En gros, ca consiste en une allocation pour les jeunes, qu'on obtient comme les APL par exemple.
http://grenoble.indymedia.org/index.php?page=article&id=2065
Ecrit par : Jul | 21.04.2006
C'est bien ca, on demande encore au contribuable de sortir de l'argent alors qu'il serait plus intéressant d'aider les gens à trouver du travail. Sache que subsenter les gens est loin d'être une solution à leur paresse. On ne va pas pouvoir continuer à verser des allocations comme cela à tout le monde. Il faut que les gens se prennent en main. Ca c'est bien encore une idée de gauche !!!!
Ecrit par : Laure | 21.04.2006
Ce ne sont pas des aides financières que les jeunes veulent, ils veulent qu'on les aide à s'insérer professionnellement, ce qu'ils ne peuvent faire lorsqu'ils sortent des études parce qu'ils n'ont pas l'expérience professionnelle qu'on leur demande. Tant que les partis politiques n'auront pas compris cela il est clair qu'on avancera jamais. Monsieur de Villepin a au moins eu le mérite de comprendre d'où venait le chômage des jeunes. Les allocations ne serviront à rien, ce n'est pas ça qui va vous trouver du travail !
Ecrit par : Céline | 21.04.2006
C'est à Villepin de faire son inventaire.
J'ai soutenu activement le CPE, mais on ne peut pas reprocher à des parlementaires d'avoir exprimé leurs réticences sur une méthode qui a conduit à radicaliser les opinions.
Tout d'abord, la démcoratie n'a pas été suffisament respectée:
-Chirac n'a pas parlé de contrat de type CPE pour être élu, ce n'était pas au programme législatif de 2002
-Le texte est passé en procédure d'urgence, pour modérer le débat parlementaire déjà difficile en temps normal
-Les syndicats et les jeunes (y compris au sein de l'UMP) n'ont pas été consultés
Alors moi aussi je suis déçu de cette défaite, mais je pense qu'il faut savoir la comprendre pour à l'avenir mener à bien nos réformes, dans la culture du dialogue et du compromis, afin d'obtenir la nécessaire paix sociale sans laquelle nous n'avançons pas.
Ecrit par : Pierre BOUZIN | 23.04.2006
Je crois que Villepin peut dresser un joli constat : il a été lâché par la droite et notamment par son pseudo leader Nicolas Sarkozy, qui ont manqué de courage et de fermeté en contradiction totale avec ce qu'ils vendaient aux français.
Sans être particulièrement politique, et non encartée, mais votant à droite, je sais que jamais je ne mettrai le bulletin Sarko dans l'urne car il a menti : il n'incarne ni la rupture ni le courage politique, mais un système dont moi, jeune, je ne veux plus.
Je veux des réformes et du courage politique, pas des reculades qui existent depuis même avant ma naissance.
Je veux voir des politiques qui font leur métier et Villepin est de ceux là.
Si il se présente, il aura ma voix. Sinon, je ne voterai probablement pas.
Ecrit par : Lea | 23.04.2006
Idem pour moi. J'avoue également avoir été déçue par l'attitude fuyarde de certains membres de droite, mais en tout état de cause je ne lacherai pas Monsieur de Villepin qui a eu le mérite de tenter des choses avec conviction et sans reculer à la première difficulté. C'est tout à son honneur et en cas de présentation aux élections, pour ma part, il sera récompensé comme tel.
Ecrit par : Céline | 23.04.2006
alors pour toitoine, extrème gauche aussi dangereuse qu'extrème droite me parraît plutôt difficile à soutenir comme thèse, que je sache la première des extrèmes n'a jamais abrité le révisionnisme, par exemple, par contre la seconde, si "un point de détail de l'histoire" dixit Le Pen.
Ensuite, je pense que Pierre Bouzin a résumé par un post ultérieur pourquoi sur la forme, on pouvait être contre le CPE et enfin dela je m'étonne de voir des gens soutenir De Villepin, qi se dit grand républicain et qui ne respecte pas la loi de 2002, stipulant que toute réforme du droit du travail doit être acompagné auparavant d'un dialogue avec les partenaires sociaux.Ce n'était donc pas très démocratique......
Enfin vous dites qu'il n'ya pas de proposition, j'ai posté sur ce forum plusieurs post ainsi que d 'autres anti-cpe, en plus lors de plusieurs débats télé on a pu voir des projets, je trouve que vous avez la facheuse tendance à devenir aveugle devant ces arguments pour mieux critiquer ensuite sur le fait qu'on serait de simple raleur
Je respecte vos idées même si j'y suis faroucheusement contre, respectez les notre, c'est la base de toute tolerance.........
Ecrit par : Bruno | 24.04.2006
mais nous respectons, nous respectons...
Qd je dis que les extremes sont bonnets blancs (d'anes???) et blancs bonnets (d'anes toujours???) je confirme... aucun des deux ne fait montre d'une grande tolérance, ni, et c'est mon avis, d'une très grande intelligence.... je ne faisais que donner mon point de vue qui, comme tu le dis si bien pour ton cas personnel, a aussi le droit d'etre respecté...
Avant de faire la morale aux autres, appliques la à toi meme...
Ecrit par : toitoine | 24.04.2006
Nous respectons tout à fait le point de vue des anti-CPE, tout le monde a droit d'exprimer ses opinions et donc d'être contre un projet, ce que je ne comprends pas c'est que les syndicats et vous-mêmes étudiants parlez de respect des autres et de la démocratie, et vous ne l'avez nullement appliqué. Bloquer les facs et empêcher ceux qui le désirent de travailler, est-ce de la démocratie et du respect de l'autre d'après vous ? J'ai une amie étudiante qui était pour le CPE. Tout les autres étudiants l'ont forcé à venir aux manifestations "pour qu'il y ait un maximum de monde" ont-ils dit. Dans ces manifs on peut donc compter aussi ceux qui n'ont pas demandé à venir... Pas très démocratique tout ça. De plus maintenant ce sont les demandeurs d'emploi (et donc forcément une grande majorité de jeunes) qui sont sur le carreau parce qu'une certaines catégorie de jeunes qui n'ont jamais travaillé de leur vie et ne savent même pas ce qu'est le monde du travail, ont pris des décisions pour les autres. Maintenant les étudiants s'en moquent de ceux qui sont au chômage et qui galèrent pour trouver un emploi à cause de leur manque d'expérience. ce n'est certainement pas vous étudiants, qui allez nous aider à trouver un boulot je présume...
Ecrit par : Céline | 25.04.2006
toitoine je respecte tes idéaux et c 'est pour ceux la que je pense qui sont intelligents et c'est la la tolerance on respecte les idéaux des autres on les trouve même intelligent mais on est pas d'accord avec , dire de quelqu'un que ces diéaux ne sont pas intelligents dans cette situation est un manque de respect
Céline,les A.G. ca sert à quoi, alors vous direz qu'elles ne sont pas démocratique, étrange après le retrait du CPE, les bloquages ont dans la grde majorité cessez
Obligez les gens d'allez dans les manifs, accord moi le droit d'être sceptique, quand à la généralité de ce phénomène.
Enfin ttes les études sur cela le montre, une grande part des étudiants bossent donc ne connaisse pas le monde du travail?
enfin l'argument vous connaisez donc vous n'avez rien à dire, on ne connaisait pas les chambres gaz toutle monde est contre aussi , docn argument à relativiser
Ecrit par : Bruno | 25.04.2006
Les chambres à gaz ont existées, mais le goulag et bien d'autres exterminations liées à des extremismes qu'ils soient politiques ou religieux... Et ma morale ne me permet pas d'approuver cela!
Les AG ont été dans la plupart antidémocratiques puisque les votes à bulletins secrets étaient désavoués ensuite par des votes à main levée... belle lecon de démocratie le vote à main levée, ou si tu ne vote pas comme ton voisin on te traite de tous les noms... et comme le dit si bien Céline, pourquoi empecher les gens qui veulent étudier, travailler de le faire qu'ils soient en accords ou non avec tes "ideaux"??? c'est ca la démocratie pour toi? De quel droit tu choisi pour les autres de ce qui est bien ou mal???? Que tu sois contre le CPE, c'est pas vraiment mon problème, que tu sois à gauche toute je m'en fous, mais laisse les gens qui le souhaitent vivre leur vie comme ils l'entendent...
Enfin, je crois qu'il y a une différence entre un job d'étudiant et le monde du travail à proprement parler... et je sais de quoi je parle!!!
Il ne faut pas se leurrer le monde n'est pas juste mais la nature ne l'est pas non plus. La vie c'est la jungle, c'est la loi du plus fort qui prédomine, mais dans un troupeau on protège les plus faibles tant que ca ne mets pas le troupeau lui-même en danger...
Ecrit par : toitoine | 25.04.2006
Merci Toitoine, c'est agréable de voir que je ne suis pas toute seule... Effectivement, un job d'étudiant est loin de ressembler au monde du travail. Quand vous Bruno, bossez un mois ou deux pendant les vacances, et touchez une bourse d'études, nous jeunes demandeurs d'emploi (souvent de longue durée) devons nous battre tous les jours pour nous faire une place dans la vie professionnelle, avec bien souvent aucun revenu. Et c'est loin d'être évident même pour un jeune bardé de diplômes. Je connais beaucoup de bacs +5 qui n'arrivent pas à trouver un emploi à cause de leur manque d'expérience. On ne me l'enlèvera pas, le CPE aurait permis d'accéder plus facilement à un travail puisque l'employeur aurait embauché en connaissance de cause.
Les anti-CPE parlent de précarité, mais pour moi la vraie précarité c'est de pointer au chômage et de ne pas avoir un rond à la fin du mois.
Mais chacun voit midi à sa porte. En tout cas si vous voulez vous faire une idée du monde réel une fois sorti du cocon des études, je vous invite à visiter mon blog consacré à l'emploi et au chômage, qui en dit long sur les difficultés rencontrées...
Ecrit par : Céline | 25.04.2006
pour la énième fois les goulags n'ont rien à voir avec le communisme, c'est du stalinisme , qui se dit communsite, mais c'est faux le parti nazi était bien national-socialiste donc avant d'utiliser des exemples dangereux....
Surtout que selon Marx le communisme devait ammener à une société sans classe , ce qui est loin d'être le cas du stalinisme , les gens du Kremlin ayant tout et le peuple pas grand chose.
Alors dire que les étudiants ne connaissent pas le monde du travail c'est entierement faux dès que tu as bossé en entreprise tu le connais, et il connaise bien la precarité, nombre d'entre eux finissse difficilement les mois et c'est une réalité dificile à nier .
Après Céline tu ammènes un point extrèmement intéressant , tu dis c'est mieux que rien, c'est sur que gagner un petit revenu, est mieux qu'être au chomage (et encore être à la merci d'un patron , être sans défense est-ce une situation si agréable je ne dis pas que tous les patrons sont des connards mais comme partout y a des cons, qui ne se generont pas et dans le smultinationales, les actionnaires étant de plus en plus gourmand, les patrons sont parfois obligé de se comporter comme des salots (exemple nombreux de patrons annoncant des benef records mais des supressions de poste en même temps)
on peut également penser que l'économie actuelle ne doit pas être seulement une économie du nivellement par le bas, ou sans cesse on rabaisse tout pour se mettre au niveau des plus faibles, on peut aussi se dire que la vie n'est pas obligatoirement une jungle comme le dit toitoine(qui parle aussi de nature => religieux , prédestination sociale?), il n'est marqué nulle part que les organismes internationaux (omc , Banque mondiale , Fmi etc......) doivent privilégier ce nivellement par le bas, une obligation aux pays en dévlopement de respecter certaines règles par rapport à leurs salariés ainsi que des aides pour y arriver et une possibilité tout a fait envisageable.
Ce choix d'économie et donc de vie est le vôtre, ce n'est pas le seul envisageable, ne nous faites pas croire que c'est le seul et que c'est dans l'ordre des choses , c'est votre choix, il en existe d'autres basés sur le respect de la personne humaine et non, pas de l'argent tout ceci n'est pas utopique, c'est un choix de vie différent du votre
Ecrit par : Bruno | 25.04.2006
je vous ammène aussi à vous informer sur la crise argentine, exemple le plus criant du système capitaliste et libéraliste pousé au maximum avec l'aide de la Banque mondiale de lOMc des etats unis et de nombreuses grandes multinationales, qui ont fait passé leur dettes pour des dettes publiques argentines et ont mis le pays dans la misère la plus totale, voila un autre versant plus noir de ce modèle que vous nous présentez comme le meilleur
Ecrit par : Bruno | 25.04.2006
Bruno,
Peux tu me citer qq exemples de régimes communistes où tout va bien ou a peu pres bien, ou tout le monde à accès à la santé, à l'éducation, à la sécurité ou autres avantages ???
Je ne dit pas que le tout libéral est la bonne chose, mais le bon compromis ne se fera que lorsque les politiques, syndicats et autres groupes ayant des revendication à faire se mettront autour d'une table pour parler. Le social, les acquis sociaux... sont valables qd un pays va bien, mais lorsque le bateau coule... il faut alléger...
Ce n'est pas parce que 20% des entreprises réalisent 80% du "CA" de la france, que ces memes 20% manquent parfois de respect envers leurs employés au sens large (j'inclue aussi les cadres sup) que les autres et essentiellement les PME qui constituent près de 70% de l'emploi font de même! Pourquoi ne pas les aider en assouplissant ce putain de code du travail complètement obsolète puisque rédigé dans une période de plein emploi, et modifié à tout va en fonction des desiderata des syndicats!
Ecrit par : toitoine | 25.04.2006
Peut etre parce que la seule fois ou un regime communiste au terme marxiste a été en place a été de 17 a 24 en Russie et étrange la croissance est alors repartie.......
Deuxièmement, j'adore quand vous dites que nous sommes plus dans une période de plein emploi, certes c'est vrai mais vous en êtes les seuls responsables .
Vous refusez la répartition du temps de travail mais l'équation actuelle est simple : il n'ya pas assez de travail pour tous,
on a alors 3 possiblités :
-celle actuelle certains en ont d'autres en ont pas , c'est moche pour ce qui en ont pas(c'est simpliste mais reflechissez y est ce si faux?)
-on trouve un moyen pour qu'il y ait du travail pour tous , baisse du temps de travail?
-on change l'ensemble du concept de notre société basé excluisvement sur le travail et on arrete de produire pour produire, de travailler pour travailler, on crée ce qui est nécessaire dans les grandes lignes stop à la surproduction en nous basant sur les technologies actuelles et celles futures et donc laissez plus de temps libre au gens , sommes nous nées sur terre pour travailler sans fin ou pour travailler ce qui est necessaire et le reste du temps profitez de la vie? ( cela m'étonnerait que la majorité des gens plébsicite le premier de ces deux choix)
Encore une fois ne nous dites pas que la perte du plein emploi es tune fatalité elle est la simple résultante de l'augmentation du tps de travail(35 h amendées) et de l'age pour la retraite, tout cela dans le seul but de nous niveller par le bas, pour qu'on devienne compétitif / la chine au lieu de les obliger a respecter les droits fondamentaux de tous salariés, encore une fois c'est votre choix de société pas le notre
Ecrit par : Bruno | 25.04.2006
Je suis assez d'accord avec toi Bruno, il y a des patrons qui en profitent et qui se comportent comme de vrais c......
Mais je ne crois pas que le CPE soit vraiment une excuse pour licencier quelqu'un. Bien qu'effectivement cela aurait certes facilité la tâche de l'employeur. Mais dis toi bien que si un patron veut vraiment t'éjecter, il n'aura pas besoin du CPE pour le faire, il trouvera toujours un moyen, même en CDI... Je suis bien placée pour le savoir : après avoir travaillé six mois et donné entière satisfaction, mon employeur ne m'a pas embauché malgré des promesses de part et d'autre. "Problème de masse salariale" m'a-t-il dit. Tout le monde m'a laissé tomber et lorsque je lui ai demandé un entretien il m'a envoyé promener. Tu vois que les arnaques ça n'existe pas qu'avec le CPE...
Tu parlais aussi de "petit revenu", mais à ma connaissance on était payé de la même manière qu'un employé normal non ?
Enfin pour en revenir à ce que disait Toitoine, je pense comme lui et je maintiens que la vie est bien une jungle. Il faut se battre partout pour exister et pour se faire sa place, si possible en écrasant les autres (pour certains). Je suis la première à dénoncer ce système, mais je regrette Bruno, c'est bien la réalité. Quand j'étais lycéenne je ne voulais pas non plus l'admettre, mais j'ai vite fini par comprendre une fois de plein pied dans la vie active et dans ce monde de requins. On a pas le choix. C'est une lutte continuelle pour faire valoir ses droits et le peu que tu as on te le prend, quand d'autres s'en mettent plein les poches.
Ecrit par : Céline | 26.04.2006
La vérité c'est que Bruno est fonctionnaire, il n'a pas peur pour son emploi donc il peut tenir ce genre de discours.
Moi aussi je suis pour un monde ou tout le monde il est beau tout le monde il est gentil et qu'il veut tout partager avec son voisin.
MAIS, comme l'a souligné Céline, la vie n'est pas une utopie et ne sera jamais car les gens qui constituent la société sont ce qu'ils sont...
Si tu veux appliquer un modèle de société tel que le communisme, il faut passer par un lavage de cerveau collectif (i.e: rendre les gens meilleurs, les rendre "sympas"), donc bonne chance.
Ecrit par : Thomas L. | 26.04.2006
alors déja je ne suis pas fonctionnaire
ensuite si c'est déja facile avec le CDI raison de plus de ne pas accepter le CPE
Céline tu dis tu dois te comporter comme un requin, on est jamais obligé de se comporter d'une telle manière ou d'une autre, tout est un choix c'est le votre, vous voulez nous faire que c'est l'ordre naturel mais c'est faux demandez à vos parents comment c'était pdt les trentes glorieuses......
alors oui c'était une période de plein-emploi mais ca revient a ce que je disais avt en refusant la réduction du temps de travail pour que tout le monde puisse bosser , vous provoquez cette période de non plein emploi, alors peut etre qu'en acceptant que tout le monde puisse bosser a détriment des richesses de certains, cette solidarité et ce respect mutuel que vous regrettez, reaparaittra, ou alors faudrait-il arreter de baser notre societe sur le travail, qui est source de cette "jungle"
en tout cas cette "jungle" n'est pas l'ordre naturel et inaliénable, vous vous servez de votre supériorité pour le faire croire mais vous savez comme nous que c'est faux
enfin Thomas t'es remarque sur le communisme sont.........
quand vous ne savez pas de quoi vous parlez ne dites rien parce que arretez de melanger communisme et stalinisme ou totalitarisme bientot vous allez me dire que le communisme c'est big brother
Ecrit par : bruno | 26.04.2006
et puis je n'aurai pas du dire que je n'étais pas fonctionnaire, je ne le suis pas certesmais si je l'étais et je compte bien le devenir
quel est le vice la dedans est-ce horrible que de ne pas vouloir vivre dans ce que vous appelez "jungle" est-ce horrible que de vouloir travailler sans devoir se battre pour son emploi , je ne crois pas
et puis vous critiquez les fonctionnaires mais êtes vous déja allé dans des pays comme les Etats Unis avez vous vu ce que ca signifie une éducation ou il faut payer tres tres cher pas de sécu etc........ et puis revenez en France et vous serez bien comptant d'avoir un système qui vous soutient dans votre vie de tous les jours
Ecrit par : Bruno | 26.04.2006
Exactement Thomas L., on ne changera pas les gens ni leurs mentalités hélas. Si on veut vraiment faire dans l'égalité, que l'on commence déjà par donner sa chance à tout le monde : jeunes et moins jeunes. Refouler quelqu'un parce qu'il n'a pas assez d'expérience j'appelle ça aussi de la discrimination. Si on veut vraiment le modèle social idéal, il faudrait que tout le monde soit au même niveau. On est bien loin du compte.
Mais à qui la faute ? Alors que le Gouvernement fait son travail en cherchant des solutions, les syndicats sont les premiers à crier au scandale et à ameuter tout le monde pour faire grève. Comment voulez-vous qu'il y ait du changement si les français eux-mêmes refusent tout en bloc ? Je suis tout de même un peu dégoûtée de voir ces étudiants qui en demandent toujours plus : après les revendications pour la période d'essai de 2 ans et le motif de licenciement, on est passé au retrait pur et simple du CPE, et maintenant c'est le CNE et beaucoup d'autres revendications qui n'ont plus rien à voir avec le CPE. C'est bien simple au lieu d'avancer, nous sommes en train de reculer !
Ecrit par : Céline | 26.04.2006
Vous avez mal compris mes dires Bruno, je ne cherche pas à me comporter comme un requin, bien au contraire puisque je subis moi-même cette attitude. Serait-ce un lapsus révélateur ?...
Mes parents n'ont effectivement pas connu cette période, mais comme vous le dites c'est fini les trente glorieuses. Il faut s'avoir s'adapter maintenant. Vous l'admettez vous-même puisque vous dites vouloir devenir fonctionnaire pour justement échapper à "ce monde de requins". Vous reconnaissez donc que ça existe alors que vous prétendiez justement le contraire tout à l'heure...
Ecrit par : Céline | 26.04.2006
BRUNO,
excuse nous de mélanger communisme avec lénine, staline, tito, kroutchev, castro, mao, pinochet, et j'en passe... que de beaux exemples d'esprit libertaire, égalitaire, de tolérance...
Le communisme que tu décris est une utopie... Es tu pret à céder une partie de ton salaire à ton voisin parce qu'il a moins que toi??? Donnes tu l'argent que tu n'as pas dépensé à la fin du mois à un sdf? permet moi d'en douter!
Concernant le temps de travail... je suis d'accord, on peut baisser le temps de travail, mais à condition de baisser aussi les rémunération... sinon ce n'est pas viable et ce d'autant plus à l'echelle mondiale et ce qq soit le pays! D'ailleurs tous les pays qui avaient tenté cette expérience auparavant préconisent au contraire une augmentation du temps de travail... a quoi ca sert davoir du temps libre si tu n'as pas de fric pour en profiter.
Bruno, excuse moi de souligner ce paradoxe chez toi, mais tu es un "communiste" de société de consommation avec balladeur mp3, chaine hifi, ordinateur, TV... tu n crois pas que tu devrais partager un peu avec ceux qui n'ont pas ta chance, si je dois aller au bout de ton discours... Ah mais non il ne faut pas toucher aux avantages acquis!!!
Je reconnais que moi je ne suis pas capable de le faire car mon voisin, au demeurant très sympatique, n'as pas le meme potentiel productif que moi... il est peut etre meilleur et c'est donc normal qu'il gagne plus, il est peut etre moins bon, alors là, pourquoi lui a du travail et pas moi???
Dis moi, crois tu qu'une fois au pouvoir, un gouvernenement communiste se souciera vraiment de tes problèmes? Entre promesses électorales et faisabilité il y a svt pas un fossé pas toujours franchissable... mais tu dois etre suffisament grand pour faire la part des choses!!!
Enfin si la Chine explose en ce moment, c'est parce qu'elle se capitalise petit à petit...
Ecrit par : toitoine | 26.04.2006
alors le seul de ton énumération qui est communiste et lénine , pour info pinochet était un libéral mais bon.. (il a renversé Allende quand même) les autres se revendiquaient communiste mais ne l'ont jamais appliqué
Pour information tu cèdes déja une part de ton salaire à ton voisin alors l'utopie que je décris soi disant est déja en place c'est le principe de simpots que vous vous amusez à détruire depuis 4 ans
Pour la baisse du temps de travail, 400 000 emplois crées en france avec les 35 heures et ni les salaires ni la croissance s'en est ressenti , tu as la le contre exemple parfait et bam on ammende les 35 heures et la croissance baiss c'est pas le seul explicatif mais s'en est un
On pet passer du tps libre sans payer , discuter est il un temps payable?
Mais ce que je fais a l'instant va dans ce sens je me bas pour que tout le monde puisse avoir des conditions de vie et de confort correct et oui ca m'arrive de donner pour les gens qui en ont besoin, cela s'appele la solidarité, déja entendu parler???
Oui y a un décalage entre politique et peuple c'est certain mais vu ce que a montré la droite et le ps jusque la.....(le cpe n'était pas ds le programme de 2002 .......... baisser "la fracture social en 1995" très ironique alors Chirac)
OUi c'est sur les chinois travaillent de 12à 15 heures par jour le pourcentage de famille vivant sous le seuil de pauvreté est énorme (je recherche le chiffre) mais c'est sur que c'est tjs plus facile a travers le pib de voir qu un pays se porte bien et de ne pas penser à l'aspect social
et c'est la notre principale difference pour vous l'aspect economique est plus important que celui social.........
Ecrit par : Bruno | 26.04.2006
toitoine + céline + thomas L = rekins
bruno = papa noel
MUF MUF
Ecrit par : PUNISHER | 26.04.2006
LOL!!! Bruno a gagné le débat!
pro cpe = bande de sousmerdes!
ANTISOCIAL FOR EVER
ANARCHY PRIDE
LCR 2007
Ecrit par : PUNISHER | 27.04.2006
C'est bien ce que je disais... les extremes font montre d'une grande intelligence!!! Merci Punisher de me donner raison, je n'en demandais pas tant, mais tu es l'exemple même qui illustre mes propos.
mais où est le respect? la liberté de penser? la tolérance?
Grâce a des réactions juvéniles (et encore c'est trop mature comme mot) comme celle-là, on va aller loin.
Bravo Punisher...
Ecrit par : toitoine | 27.04.2006
pour une fois il a raison sauf pour les extremes extremes n e signifie pas obligatoirement violent, les amalgames résultent svt d'un manque de connaissances.......
Ecrit par : Bruno | 27.04.2006
Ce n'est pas un manque de connaissances... mais je n'ai jamais vu d'extremismes quelqu'il soit (politique ou religieux) apporter des libertés, des notions de tolérance, de respect, de progrès... mais ce n'est là que mon avis et si tu me donne des exemples concrets, réels alors je réviserais peut etre mon avis sur les extremes...
Ecrit par : toitoine | 27.04.2006
C'est vrai, on peut être contre le CPE tout en respectant l'avis de ceux qui sont pour et inversement. Jusqu'à présent je trouvais le débat intéressant dans la mesure où chacun échangeait ses opinions, mais dans le respect de l'autre et SANS INSULTES. Mais je suis d'accord avec Bruno, certains anti-CPE n'ont pas l'air d'avoir réfléchi plus loin que ça au vu du brillant commentaire que l'on trouve plus haut... On trouve des pertubateurs partout, le tout est de ne pas leur prêter attention.
Ecrit par : Céline | 27.04.2006
LOL oue bon je me suis enflammé dsl c'est les hormones hein :)
ms bon je voulais quan meme faire remarquer que personne n'a repondu à bruno lol! la droite manque d'idées? lol
Ecrit par : PUNISHER | 27.04.2006
ils ne répondent pas parce que je pense que le débat est + ou- clos a moins que certaines personnes aient d autres points a aborder
Ecrit par : Bruno | 27.04.2006
arrete de les defendre tu vois bien que tu les a assasinés lol!
les gens de gauche auront tjrs riason car les idees de gauche sont justes!...c la vie stou!
LCR POWER :p
Ecrit par : PUNISHER | 28.04.2006
Je rejoins ce que dit Bruno, je pense que nous avons à peu près fait le tour. Tout dépend des idées que vous voulez formuler Punisher. Personnellement et comme je l'avais déjà dit je ne suis ni de droite ni de gauche, je pense que chaque parti a des idées intéressantes et des idées moins bonnes. Je trouve donc un peu ridicule cette "guéguerre" "c'est moi qui ai raison c'est toi qui as tort"... Et je trouve donc cette attitude un peu prétentieuse.
J'ai simplement voulu soutenir Monsieur de Villepin parce que je trouvais intéressante l'idée d'aider les jeunes à accéder à l'emploi quand on en connait les difficultés. Par conséquent j'aurais trouvé cette idée toute aussi intéressante si elle était venue de la gauche...
Ecrit par : Céline | 28.04.2006
Juste un rajout je pense que vu le paysae politique francais on doit sortir du simple gauche-droite et y insérer les extrèmes.
Qui sont svt dit extreme parce que (et la je parle pour l extreme gauche) la gauche actuelle et donc le PS à en partie perdu et même renié des idéaux de bases et donc des gens qui y a 20-30 ans avec certains idéaux étaient catalogués de gauche sont maintenant catalogué d extreme gauche
et enfin dans l extreme gauche comme y a partout y a des cons souvent des personnes la que pour l"extrème" mais c est une grand majorité et donc ne généralisons pas
n ayons pas une réaction de recul des que l on entend le mot extreme extreme est un terme neutre
Ecrit par : Bruno | 28.04.2006
Bruno ta gueule stou...
LCR ROXXXXXXXXXXXXXXX
Ecrit par : PUNISHER | 29.04.2006
Bruno, ne faites pas attention. Il y en a qui ne connaissent visiblement pas le dialogue constructif mais qui par contre s'en sortent très bien avec les insultes...
On doit effectivement aussi compter les partis dits "d'extrême". Eux aussi ont des choses et des idées à proposer. Après on adhère ou on adhère pas...
Ecrit par : Céline | 29.04.2006
Selon un rapport du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD):
Les 3 personnes les plus riches du monde sont aussi riches que les 48 pays les plus pauvres.
Les avoirs des 84 personnes les plus riches dépasse le produit intérieur brut de la Chine avec ses 1,2 milliards d'habitants.
Les 225 personnes les plus riches disposent d'une fortune équivalente au revenu annuel cumulé des 47% d'individus les plus pauvres de la planète, soit plus de 3 milliards de personnes.
Selon le même organe des Nations-Unies, il suffirait de moins de 4% de la richesse cumulée de ces 225 plus grosses fortunes mondiales (évaluées à plus de 1000 milliards de dollars) pour donner à toute la population du globe l'accès aux besoins de base et aux services élémentaires: santé,
éducation, alimentation...
mais vous voyez bien ... on est pas competitif ... il faut bien comprendre que chacun doit faire des efforts... les acquits sociaux c'est depasse...............MAIS POUR QUI???????
Ecrit par : che | 30.04.2006
Ce site étant fait par l'UMP de Sarkozy il faut rééquilibrer l'information.
Je vous invite donc à lire dans le cadre de la construction de l'alternative face à la droite et au libéralisme l'Appel pour un rassemblement antilibéral de Marie-George Buffet, secrétaire nationale du Parti Communiste Français, avec ses 7 propositions pour commencer à changer vraiment la vie :
http://www.pcf.fr/?iddoc=5728
Ecrit par : Yann GERMAIN | 30.04.2006
personne ne s'est jamais dit que le meilleur moyen de fissurer un système (voire plus) est de le faire de l'intérieur?
à bon entendeur.
Ecrit par : Exodus | 01.05.2006
Je ne sais pas si c'est de cela que vous vouliez parler Exodus, mais je trouve effectivement que la droite (ou plutôt les partenaires de De Villepin) n'ont pas joué franc jeu avec lui et je trouve vraiment cela lamentable. Dès que leur petite place aux élections commençait à être menacée, ils ont retourné leur veste et ont renié ce en quoi il croyaient au départ. Belle attitude de lâcheté qui laisse augurer du bon s'ils venaient à être effectivement élus...
Pour ma part je trouve cette attitude très incorrecte. Pas une once de courage. Pour de futurs Présidents cela laisse à désirer. Personnellement (cela n'engage évidemment que moi), j'estime que je ne voterais pas pour ce genre de personnes qui baissent les bras à la première difficulté.
Ecrit par : Céline | 02.05.2006
tout facon il y a une crise profonde du politique en france et pas qu'en france , on a a l 'heure actuelle a faire a des opportunistes, Sarkozy en est l'exemple iniateur du CPE, on l'netend 3 mois plus tard dire que c 'est un mauvais projet, il manque de vrais personnes, des individus qui suivent leurs idées..........
Ecrit par : Bruno | 02.05.2006
Tout à fait, c'est un vrai problème. Aussi bien de gauche comme de droite d'ailleurs. Ces hommes politiques sont prêts à tout pour piétiner les autres et pour accéder au pouvoir. Et lorsque cela arrive ils ne font pas plus que les autres. Je suis tout aussi dégoûtée lorsque je vois Monsieur Hollande profiter de chaque occasion pour cracher son venin sur les autres et en particulier sur Monsieur de Villepin. Je ne comprends pas cette attitude à vouloir à tout prix l'humilier. Qu'a-t-il à gagner en se comportant comme ça ?
Ecrit par : Céline | 03.05.2006
a faire gagner Le Pen aux prochaines élections... :-(
Ecrit par : toitoine | 03.05.2006
à propos de Le Pen? Marine elle a pas minci un peu?
Ecrit par : Sixixxxxxxxxxxxx | 04.05.2006
D De Villepin est le seul qui puisse convaincre les français de voter pour la droite malgré les erreurs de ce dernier.
Sarko attire le mépris comme la peste. Si Villepin se présente, je vote pour l'UMP. Si, c'est Sarko, je me rabat sur Bayrou. Et, je ferai tout pour que Sarko ne gagne pas. Ce dernier a dit qu'il avait utilisé le terme karcher car ils pensent que ce sont les gens des cités qui pensent comme ça. Mais a-t-il oublié qu'il est Ministre et qu'il doit représenter tous les français et bcp d'entre eux ont été choqué.
Dc Vive Villepin!!!!!!
En plus, c'est le seul qui est une véritable politique étrangère.
Sarko n'en parle pas et Royale refuse d'en parler.
Villepin est le seul qui élève le débat dans ce pays.
Ecrit par : laeticia | 17.06.2006
Un site qui dit toute la vérité sur l'unef et ses dérives, ses manipulations...
http://www.leclanunef.com
Ecrit par : Bruno Julliard | 03.04.2007
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